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France: chez les Wildenstein, jugés pour fraude fiscale, les femmes pas toutes à même enseigne

di Redazione
Paris, 29 sept 2016 (AFP) Le procès des richissimes et cosmopolites Wildenstein, jugés en France pour fraude fiscale, s'est penché jeudi sur la place des femmes dans la famille, entre veuves spoliées et héritières passives.
Huit personnes, des héritiers de la lignée milliardaire de marchands d'art, leurs conseillers et deux sociétés, comparaissent jusqu'au 20 octobre pour fraude fiscale et blanchiment aggravé.
Au coeur de l'affaire, il y a des "trusts", de discrètes sociétés domiciliées aux Bahamas ou à Guernesey où est logé l'essentiel du patrimoine du clan: des tableaux (Bonnard, Fragonard, Caravage) ou encore de l'immobilier, pour plusieurs milliards d'euros.
L'un de ces "trusts" a été créé par Alec Wildenstein pour sa seconde épouse, la sculpteure d'origine russe Liouba Stoupakova. Mme Stoupakova ne découvre le montage qu'au décès de son mari en 2008. A entendre cette quadragénaire au visage lisse, accéder à ces fonds s'est révélé "cauchemardesque".
"J'étais complètement dépendante", dit la veuve, poursuivie pour blanchiment, qui assure que son versement mensuel de 50.000 euros effectué par le "trust" s'est interrompu en septembre 2009.
"Ensuite plus rien? demande le président.
- Niet."
"C'est un mensonge", rétorque un autre prévenu, l'avocat suisse Peter Altofer, grand argentier de la famille.
Liouba Stoupakova refait ses calculs. Elle dit avoir reçu depuis 2008 "une fois 400.000 euros, une fois 600.000 euros, un million, encore un million."
"Je ne suis pas sûre qu'on place au même niveau le cauchemardesque", soupire le président.
A la barre Alec Junior, fils du premier mariage d'Alec, confirme, sans un regard pour sa belle mère, qu'elle était bien tenue à l'écart des affaires financières. Le jeune homme barbu, qui habite un somptueux ranch familial au Kenya, explique: "Mon père m'avait dit +j'ai tout organisé indépendamment de ma femme, elle ne t'embêtera jamais+".
Si Alec Junior comparaît, sa soeur n'a, elle, pas été poursuivie car, il semble y avoir chez les Wildenstein deux types de femmes.
D'abord les héritières directes, et discrètes. La soeur d'Alec Junior, donc, ou celle du patriarche Daniel, mort en 2001, qui très vite "disparaît du paysage", constate le président.
Et les secondes épouses. Liouba, mais aussi Sylvia, veuve de Daniel, écartée de la succession. Les deux se sont rebellées et ont permis à l'affaire de prendre un tour judiciaire.
"J'ai eu le sentiment que les hommes et les femmes n'étaient pas forcément considérés de la même manière dans le fonctionnement familial", constate encore le président.
- "Je crois que vous vous trompez. (Le patriarche Daniel) n'a fait aucune différence entre petits-enfants mâles et petits-enfants femelles", répond Guy Wildenstein, principal héritier et principal prévenu.

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